Fouilles Illustration

Les découvertes archéologiques

La commune du Saix n’a pas bénéficié de campagnes de prospection et, en l’état actuel des connaissances, les découvertes recensées sur le site de Clausonne sont très sommaires :

– Préhistoire : une hache en pierre polie
– Antiquité : une fibule en bronze et une monnaie de la colonie de Nîmes

Dans son étude monumentale de l’abbaye de 1995, Marie-Pierre Estienne, archéologue, signale deux toponymes évocateurs d’une ancienne organisation du terroir :

– A l’est de l’abbaye, un massif porte le nom de Chateau-Juan, son sommet aurait pu abriter un fortin destiné à contrôler les communications qui s’établissaient avec la vallée de la Durance.
– A 100 m de l’abbaye en direction du hameau de la Péguière, un site contenant des blocs grossièrement équarris est appelé localement « le couvent ».

Les opérations effectuées

1994, première mission archéologique

En 1994, à la demande du Service Régional de l’Archéologie (SRA) de PACA plus particulièrement Guy Bertucchi, conservateur du patrimoine et Georges Lemaire, ingénieur en technique archéologique, est entreprise la première mission archéologique réalisée par Marie-Pierre Estienne.

L’intervention comprend l’étude monumentale de l’abbatiale et trois sondages, effectués dans le prolongement nord de l’édifice pour retrouver les vestiges enfouis des bâtiments conventuels.

1995, deuxième mission archéologique

En 1995, une campagne de fouille est effectuée au mois de juin. Elle est initiée par le projet du SRA PACA et de l’association des Amis de l’Abbaye de Clausonne, de construire une structure destinée à protéger les vestiges.
Une campagne de sauvetage programmé précède les travaux: six sondages, trois au sud et trois au nord sont réalisés à l’emplacement des futurs piliers.

Les trois sondages sud ont permis de dégager des structures contemporaines de la construction de l’abbaye et d’évaluer les remaniements postérieurs à l’occupation chalaisienne.

Les trois sondages nord ont permis de reconnaître le croisillon du transept, un niveau de sol et des sépultures d’Epoque moderne.

1996, données complémentaires sur le bâti

En 1996, une campagne de débroussaillage a été réalisée aux abords immédiats de l’abbatiale. Ces travaux ont permis de mettre à jour les parements externes des murs ouest et sud de l’église, ainsi que deux assises supplémentaires de la façade nord.

2000, déblaiement de la zone ouest

La zone ouest de l’église obstruée par les effondrements d’une ancienne remise attenante au mur occidental est déblayée, la nef est partiellement dégagée.

Le déblaiement a fait apparaître les assises de la construction d’origine sur les deux faces du mur ouest et d’angle nord-ouest ainsi que les traces d’une voûte perpendiculaire à la nef.

Le mobilier trouvé dans les déblais comprenait quelques blocs et deux fragments de tegula.

2001 nettoyage de l’ancien cimetière et déblaiement de la nef

2002, dégagement et consolidation de la nef

2003, mission choeur

Les remblais qui obstruent l’intérieur du chevet et du carré du transept sont enlevés, sans atteindre le niveau du sol originel.

Le terrain environnant est nettoyé pour permettre la réalisation des sondages géophysiques.

En septembre les sondages géophysiques sont réalisés.

Depuis 2003

La construction de la toiture de protection du choeur en 2012 a fait apparaître des crânes enfouis.

Ce sont les dernières découvertes. Depuis cette date, l’association cherche à déclencher de nouvelles fouilles afin de mieux connaître l’histoire du site.